Ferrari Portofino M : notre Ferrari idéale !

il y a 3 sem. | Stephane Monsin

Même une Ferrari doit un jour passer par la case facelift. Mais les changements étant plus techniques qu'esthétiques, on parlera plutôt de mise à jour, voire de "upgrade".

Car si les seules retouches cosmétiques du bouclier avant et du diffuseur sont anecdotiques, les ingénieurs ont en revanche fait en sorte de tirer la voiture vers le haut, et justifier le M de "Modificata". Par exemple, la Portofino M passe de 600 à 620 ch, et ce n'est pas que de la reprogrammation électronique. Son V8 est en fait profondément remanié, pour être maintenant l'égal de celui de la récente Roma. La boîte double-embrayage 7 rapports est quant à elle remplacée par une 8 rapports, carrément héritée de la superlative SF90 Stradale. Bien sûr, on n'a pas oublié de retravailler les trains roulants pour les rendre plus dynamiques, et enfin Ferrari a ajouté une position au Manettino (le sélecteur de mode de conduite façon Formule 1) de la Portofino, qui devient la première GT décapotable de la marque à proposer un mode Race. Ce mode laisse d'une part plus de marge aux garde-fous électroniques, sans les désactiver (il faut une procédure supplémentaire pour cela), et offre par ailleurs à la voiture des réactions plus exacerbées, plus sensationnelles, sans pour autant les rendre radicales. Là n'est pas la vocation de la Portofino.

Pour tous les usages

 

Chacun se fait sa propre idée de Ferrari. Pour les uns, c'est la F1, c'est Le Mans, c'est les performances ultimes. Pour nous, Ferrari évoque plutôt le glamour, les belles sportives qui, dans les années 60, parcouraient les routes de la Côte d'Azur à un tempo soutenu, mais pas le couteau entre les dents. La Portofino est de ces Ferrari-là. En ville, elle se fait remarquer par sa beauté sculpturale plutôt que par un son tonitruant, qu'elle réserve pour la séance de fun sur route sinueuse. Là, elle se montre effectivement explosive et sensationnelle si on le veut, mais toujours elle reste docile et confortable. En fait, la Portofino M propose une palette d'émotions formidablement large. Elle va de la sérénité au fol enthousiasme, de la suavité au début de férocité, mais elle s'arrête toujours avant de devenir intimidante.

Verdict

 

Non, toutes les Ferrari n'ont pas besoin d'un pilote pro pour être exploitées à leur pleine mesure. Les performances de la Portofino M sont accessibles, et il n'est d'ailleurs pas toujours nécessaire de rechercher la performance pour qu'elle soit source d'un intense plaisir tant physique que psychologique. Pour nous, ceci pourrait bien être la Ferrari idéale du moment. Et il se trouve que nous avons apparemment des "goûts simples", puisqu'elle est le modèle le moins cher de la gamme. Alors bien sûr, la moins chère des Ferrari est toujours facturée 195.000€ avant configuration aux désidératas de chacun, mais vous serez peut-être surpris d'apprendre qu'une Porsche 911 de puissance similaire n'est pas moins chère. Une bonne affaire, la Portofino M ?

Ses bons côtés

 

Son sens naturel du glamour

Son V8 capable de douceur et de férocité

Sa conduite accessible à tous

 

 

La Ferrari Portofino M

 

Longueur : 4,594 m

Largeur : 1,938 m

Hauteur : 1,318 m

Coffre : 292 l

Poids : 1 664 kg

Consommation moyenne : 11,3 l/100 km

Puissance : 620 ch

Couple : 760 Nm

Vitesse max : +300 km/h

Accélération (de 0 à 100 km/h) : 3,4 s

CO2 (WLTP) : 256 g/km

Prix de base : 195 000 €

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