Essai Mercedes EQE : à aborder avec d'autres références…

il y a 4 sem.

Deuxième modèle construit sur la nouvelle plateforme 100% électrique de Mercedes, la EQE est une arme de conquête. Elle a d'ailleurs plus de chances de convaincre de nouveaux clients que les fidèles de la marque. Voici pourquoi.

Chez Mercedes, il y a deux types de voitures électriques. D'un côté les "dérivés" de modèles classiques existants (par exemple les SUV compacts EQA, EQB et EQC), et les modèles nés d'entrée comme modèles électriques, et rien qu'électriques. C'est le cas de la limousine de prestige EQS lancée il y a quelques mois, et aujourd'hui de l'EQE. Soyons clair, il n'est pas réducteur de dire que la seconde est une petite version de la première. Elle est un peu plus courte (donc un peu moins "royale" aux places arrière), elle embarque un peu moins de batteries, et est bien sûr un peu moins chère. Mais que ce soit sur le plan esthétique – plus que jamais dicté par l'optimisation aérodynamique – ou surtout sur celui du contenu technologique, EQS et EQE sont quasiment jumelles.

A la pointe

Dans la tradition des Mercedes haut de gamme, ces technologies sont évidemment à la pointe. Le truc qui en met plein la vue est évidemment la planche de bord "Hyperscreen", qui semble n'être qu'un vaste écran d'un bout à l'autre mais se compose en fait de trois écrans s'enchainant avec une belle harmonie. Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg, puisque le plus impressionnant est ce qui ne se voit pas aussi clairement. On pense au GPS qui, pour les longs voyage, peut déterminer que la route la plus rapide n'est pas la plus courte, en fonction de la topographie qui induit plus ou moins d'autonomie, des conditions météo impliquant plus de travail pour la climatisation, ou d'un détour de quelques kilomètres qui permet de trouver une borne de chargement plus rapide. Puisqu'on en parle, l'EQE peut encaisser des charges jusqu'à 170 kW, ce qui permet de récupérer 250 km d'autonomie en 15 minutes à peine. Dans la série de ce qu'on ne voit pas (du moins pas de l'intérieur de la voiture), il y a le train arrière directionnel, qui peut tourner les roues jusqu'à 10° - et ça, vu de l'extérieur, c'est étonnant – pour augmenter l'agilité d'une voiture dont l'empattement est du genre conséquent. Bref, on le répète, sur tous les raffinements électroniques de dernière génération, le constructeur fait honneur à sa réputation. Mais il nous a pourtant manqué une autre partie de cette réputation.

Verdict

Nous avons essayé la première version disponible de l'EQE : la 350+, dotée d'un unique moteur de 295 ch, et dont la batterie 90 kWh est annoncée pour 545 à 660 km d'autonomie. La voiture est certes efficace (17,8 kWh/100 km sur parcours mixte) et rapide, et le train arrière aide effectivement sur les routes sinueuses. Mais… On n'a pas retrouvé cette saveur vraiment particulière qui, qu'on aime ou pas, différentie nettement une Mercedes de ses rivales. En clair, les clients habitués à être dorlotés par leur Classe E ne retrouveront pas ce sentiment dans une EQE. Voilà pourquoi il vaut mieux ne pas l'essayer avec les références traditionnelles de la marque en tête, au risque d'être déçu. Appelons ça une Mercedes de la nouvelle ère…

Ses bons côtés :

- Son design dicté par l'aérodynamique

- Son contenu technologique de très haut vol

- Son efficacité énergétique

La Mercedes EQE 350+

Longueur : 4,946 mm

Largeur : 2,103 mm

Hauteur :1,510 mm

Volume du coffre : 430 litres

Consommation moyenne (WLTP) : 15,9-18,7l/100km

Autonomie (WLTP) : 545-660 km

Puissance : 292 ch

Couple : 560 Nm

Vitesse Max : 210 km/h

Accélération (de 0 à100 km/h) : 6,6 sec.

Prix de base : 75 625€

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