Audi, Volkswagen, Mercedes, Fiat, Peugeot… La production toujours chamboulée par la pénurie de puces électroniques

il y a 3 sem. | Nicolas Morlet

Si vous avez commandé un véhicule neuf ces derniers mois, il n’est pas impossible que sa livraison ait pris du retard sur la date initialement fixée. Et parfois même, beaucoup de retard.

En cette fin août, Stellantis et Daimler viennent gonfler les rangs des constructeurs ayant mis leur production entre parenthèses, faute de pièces. Le premier pour son site de Sevel, en Italie, qui produit les utilitaires Fiat Ducato, Citroën Jumper et Peugeot Boxer. Le second pour ses sites de Brême et Rastatt (Allemagne), et de Kecskemet (Hongrie) d’où sortent les Classe A, B, C et le SUV GLC. Tous ces sites seront complètement à l’arrêt cette semaine, et la production sera réduite à Sindelfingen (Allemagne), en charge de la production des Classe E, Classe S et de la berline électrique EQS.

 

Les deux groupes sont loin d’être les seuls à devoir prendre de telles décisions. Volkswagen, Volvo, Jaguar Land Rover, Toyota, BMW ou Ford notamment ont déjà appliqué des mesures similaires dans les usines de leurs groupes, impactant pratiquement toutes les marques du marché.

 

Aucun signe d’amélioration

 

Cette pénurie, induite notamment par l’explosion de la demande en matériel électronique et informatique (PC portables, tablettes, webcam…) avec la crise du Covid-19 et la multiplication des visioconférences a débuté voilà de longs mois, et les observateurs ne sont guère optimistes pour les mois à venir. Il y a quelques jours, Mike Hawes, président de la SMMT (Fédération des constructeurs et revendeurs automobiles) ne voyait que « peu de signe d’atténuation », tandis que Rohm, l’un des principaux fournisseurs de puces électroniques qui fournit notamment Ford, Honda et Toyota, s’attend à ce que la crise dure jusqu’à 2022 au moins. Du côté du géant informatique Intel, le patron s’attend même à ce que l’équilibre entre l’offre et la demande ne soit pas résolu avant 2023.

 

Des conséquences sensibles

 

Cette crise et ces arrêts de production ont évidemment des effets très concrets, notamment un allongement conséquent des délais de livraison. Certains modèles n’étant d’ailleurs plus livrables avant l’année prochaine ! La conséquence de cela, combinée à une demande en hausse après la crise du Covid-19, est une augmentation sensible des prix des véhicules disponibles par simple application de la loi de l’offre et de la demande.

 

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