Tesla : Une vidéo truquée de 2016 pourrait conduire Elon Musk en prison

il y a 2 sem. | Nicolas Morlet

Un jour, un déboire pour Elon Musk ? Alors que la justice poursuit son enquête sur une série d’accidents impliquant le système de conduite autonome de Tesla, Autopilot, le directeur du programme a admis dans une déposition que la vidéo promotionnelle n’utilisait pas la technologie du constructeur américain. Et cela pourrait causer de sérieux ennuis à son PDG.

Dans la vidéo en question, datant de 2016, on peut voire une Tesla Model Y rouler seule sur la voie publique, en se conformant à la signalisation. Elle s’arrête seule au feu rouge, redémarre lorsque celui-ci passe au vert, marque l’arrêt au stop, etc. Il est même indiqué en début de vidéo que « la personne à bord n’est là que pour des raisons légales. Il ne fait rien, la voiture se conduit seule ».

Sauf que dans une déposition de juillet dernier dans le cadre de l’enquête sur plusieurs accidents survenus en 2018, le directeur du développement d’Autopilot aurait admis que cette vidéo était une supercherie. La voiture n’utilisait pas la technologie Tesla. Elle suivait en réalité un parcours prédéterminé via une cartographie 3D, et plusieurs conducteurs se seraient relayés pour en prendre le contrôle.

Publicité mensongère

L’ingénieur se défend en affirmant que la vidéo n’avait alors pas la volonté de représenter effectivement ce que proposait la marque sur ces véhicules. Cela pourrait toutefois s’apparenter à de la publicité mensongère et trompeuse. Car outre le message au début de la vidéo (ci-dessous), Elon Musk l’avait comme à son habitude relayée sur Twitter en affirmant qu’elle se conduisait toute seule.

De quoi mettre un peu plus sur la sellette le milliardaire et l’entreprise, qui a depuis lors fait un sérieux pas en arrière, indiquant sur son site que l’Autopilot n’est qu’un système d’aide à la conduite, et ne rend pas le véhicule autonome. Le conducteur reste légalement responsable.

La prison pour Musk ?

Néanmoins, cela pourrait causer de sérieux ennuis à Musk s’il était reconnu responsable des décès causés par les accidents survenus lors de l’usage de l’Autopilot. L’enquête est en effet qualifiée de criminelle, avec les lourdes peines qu’elles peuvent engendrer dans le système judiciaire américain.

Mots-clés: Mobilité Tesla
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