Est-ce vraiment un « petit Salon » de l’auto en 2023 ?

il y a 3 sem. | Nicolas Morlet

Le Salon de l’Auto reprend ses quartiers au Heysel dès ce vendredi. Année impaire est encore synonyme de « petit Salon » dans l’esprit de certains Belges. Pourquoi ? Et est-ce que cela s’applique vraiment cette année ?

Peut-être entendez-vous encore parfois dans votre entourage la question de savoir si on a droit à un « grand Salon » ou un « petit Salon » de l’Auto. Qu’est-ce que cela signifie ? Jusqu’au milieu des années 2000, une année sur deux, le Salon de l’Auto était consacré aux véhicules utilitaires. Les années impaires, il était donc moins étendu, moins fastueux et moins riche en nouveautés « grand public ». Il était d’ailleurs moins fréquenté, 350.000 visiteurs en moyenne contre plus de 700.000 pour le « Grand Salon ».

Toutefois, dès les années 2010, le « petit Salon » se fait moins restrictif. De fait, le Salon de l’Utilitaire et des véhicules de loisirs permet aux constructeurs d’exposer un panel de véhicules bien plus large, comprenant les tout-terrain, cabriolets, mais également les SUV. Les dernières éditions avant la crise sanitaire, en 2017 et 2019, étaient d’ailleurs peut-être plus riches encore que le Salon classique, puisqu’étaient venues s’ajouter les motos et les supercars, via l’exposition Dream Cars.

Le terme « petit » Salon n’était donc plus vraiment approprié, d’autant que la fréquentation avait connu une nette hausse : 442.000 visiteurs en 2019, contre 500.000 en 2020, dernière année où le « grand Salon » avait eu lieu avant la pandémie de Covid-19.

Et en 2023 ?

2023 étant une année impaire, elle aurait en toute logique accueilli le Salon Auto-Moto-Van. Sauf que pour cette édition de reprise après deux années d’annulation, qui coïncide avec la célébration de la 100ème édition du Salon de l’Auto, les organisateurs ont voulu marquer le coup.

« Lorsque l’édition 2020 du Salon s’est refermée, personne n’aurait imaginé qu’il allait falloir patienter aussi longtemps avant de pouvoir remettre en place notre événement, explique Andreas Cremer, Administrateur délégué de la Febiac qui organise le Salon. Depuis 2020, le marché automobile a vécu de profonds bouleversements avec notamment la percée des motorisations électrifiées et l’arrivée sur le marché de nombreux nouveaux modèles et de nouveaux acteurs. En cela, en plus de son habituel rôle de grande vitrine technologique pour les nouveautés du secteur, le Salon de l’Auto 2023 fera également office de centre d’information et de vulgarisation à destination du grand public. »

Un nombre record de marques présentes

Même si les motos seront en grande partie absentes (sauf sur certains stands auto comme Honda et BMW) et que le nombre de palais a diminué (le Heysel accueillera simultanément quatre organisations différentes en janvier), on peut donc difficilement parler de « petit Salon ». La Febiac se félicite d’ailleurs d’accueillir un nombre record de constructeurs automobiles : « Nous sommes très fiers de pouvoir annoncer la présence de plus de 50 marques automobiles à notre Salon de l’Auto 2023, poursuit Andreas Cremer. Si l’on ajoute aux marques présentes avec un stand traditionnel celles qui présenteront des modèles sur des espaces partagés, nous atteignons un niveau de représentativité de plus de 95% du marché automobile belge ».

Voilà qui tranche résolument avec la morosité du dernier Mondial de l’Automobile de Paris !

Mots-clés: Mobilité
Est-ce vraiment un « petit Salon » de l’auto en 2023 ?
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