Renault en passe de se débarrasser de Lada ?

il y a 1 mois | Nicolas Morlet

Si l’acquisition de Lada en 2014 a permis à Renault-Nissan de développer une position de leader incontesté du marché automobile russe, la marque est tout à coup devenue un fardeau bien encombrant pour l’Alliance depuis l’invasion en Ukraine. A tel point qu’il serait aujourd’hui question d’une cession précipitée.

En achetant Lada en 2014, l’Alliance Renault-Nissan faisait coup double : elle s’adjugeait une part de marché confortable de plus de 30% sur le marché russe, et faisait main basse sur la marque capable de devenir à terme concurrente de sa propre marque low-cost Dacia sur les marchés de l’Est. Mais aujourd’hui, l’invasion russe en Ukraine a complètement changé la donne. A tel point que le conseil d’administration de Renault (lui-même détenu à 15% par l’Etat français) envisage aujourd’hui les pistes pour se débarrasser des 68% de parts de Lada qu’il détient.

Un vrai casse-tête pour le constructeur français. En effet, les 32% restants sont détenus par Rostec, elle-même subdivision de l’état russe en charge des investissements, par ailleurs dirigée par Sergueï Tchemezov, proche de Vladimir Poutine. Et donc frappée par les sanctions économiques prises contre le pays.

Difficile dans ces conditions d’envisager trouver un repreneur pour la marque, son outil industriel et ses 45.000 employés. Un coup dur pour Renault, dont les activités en Russie sont évaluées à 2,2 milliards d’euros, et produisent 10% des revenus du groupe. AvtoVaz, maison-mère de Lada, est en outre hautement profitable : sa marge de profit se montait l’an dernier à 8,7%, bien plus donc que les 0,6% des autres activités automobiles du groupe.

Une décision pourrait être prise encore cette semaine précise l’agence Automotive News Europe.

Mots-clés: Insolite Renault Lada
Renault en passe de se débarrasser de Lada ?

Notre sélection d'annonces

Articles à la une

Vidéo


Veuillez accepter les cookies marketing pour voir les vidéos

 Ouvrir les préférences

Inscription à la newsletter

N'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter

Je m’inscris