Que vaut l’Alfa Romeo Tonale, le SUV qui doit remettre Alfa Romeo sur la voie du succès ?

il y a 1 sem.

Il a fallu l'attendre longtemps, cette nouvelle Alfa. Mais ça y est, elle est là, née sous la bannière Stellantis, et prête à offrir à la marque un nouvel avenir. Essai de ce modèle ambitieux qui n’a pas droit à l’erreur.

Deux pas en avant, un pas en arrière… La genèse de cette nouveauté capitale pour Alfa a ressemblé à une danse folklorique. Aujourd'hui, le Tonale arrive pour nous faire oublier que tant la Mito que la Giulietta s'en sont allées sans descendance. Plus d'excuse désormais :  le nouveau venu a l'obligation d'être une Alfa aussi excitante à regarder qu'à conduire, deux qualités qui sont les fondements mêmes de la marque. Pour la première, les designers ont parfaitement rempli leur job. Pas la moindre ligne pompeuse, angulaire ou exagérément travaillée ; des proportions harmonieuses, et des blocs optiques avant comme arrière qui témoignent du soin du détail. Le Tonale est indubitablement bien dessiné, et nous rappelle qu'en matière de design, les Italiens restent au top du jeu.

Les ingénieurs ont également apporté un soin particulier à l’habitacle. De fait, le Tonale est « au niveau » malgré la présence de plastique peu flatteur dans les parties basse. La configuration intérieure s'inscrit dans la norme actuelle, et compte donc deux écrans. Il y en a un sous le nez du conducteur, inséré dans le tableau de bord à double cadran caractéristique d’Alfa. Et si l'écran central est le plus grand du segment, la rangée de boutons pour les commandes essentielles permet de ne pas repasser systématiquement par les menus pour un oui ou pour un non. Alleluia !

Feeling Alfa ?

Pour la seconde qualité, le Tonale partage sa plateforme avec sa cousine la Jeep Compass, mais enrichie de suspensions spécifiques. Au volant, on sent tout de suite qu'une grande attention a été portée aux réglages du châssis. Le Tonale est précis, et bien moins sous-vireur que ce qu'on a l'habitude de conduire dans cette catégorie. Le train arrière, quant à lui, suit comme sur des rails, et la carrosserie penche à peine dans les virages. La sensation de dynamisme est donc bien présente. « Un vrai feeling Alfa ! », chantent en chœur les ingénieurs. Mais moi, je vois plutôt les Alfa Romeo comme des voitures toujours pleines de vie. Or le Tonale est plutôt clinique. Et le revers de la médaille de cette précision, c'est qu'on a connu confort plus prévenant.

Verdict

Véritable régal pour les yeux, l’Alfa Tonale se montre aussi efficace et précis sur la route. Mais c’est finalement en termes de moteurs que l’Italien nous laisse sur notre faim. En attendant l’hybride rechargeable, le 1.5l turbo de 160 ch a laissé un petit goût de trop peu aux conducteurs engagés que nous sommes. Ses bonnes prestations (8,8 s pour le 0 à 100 km/h) et l’efficacité de sa micro-hybridation 48V au ralenti masquent un manque de caractère certain. Et les chiffres de CO2 ne sont guère impressionnants non plus. Entre 130 et 144 g/km, pour des consos moyennes allant de 5,7 à 6,3 litres. Vivement l’arrivée des versions plus puissantes, déjà prévues !

Ses bons côtés :

  • Son design élégant et sportif à la fois
  • Son contenu technologique à la hauteur de la concurrence
  • Son châssis de premier plan

Alfa Romeo Tonale 1.5l mHEV 160

Longueur : 4,528 mm

Largeur : 1,841 mm

Hauteur :1,601 mm

Volume du coffre : 500-1 550 litres

Consommation moyenne (WLTP) : 5,7-6,3l/100km

Puissance : 160 ch

Couple : 240 Nm

Vitesse Max : 210 km/h

Accélération (de 0 à100 km/h) : 8,8 sec.

CO2 (WLTP) : 130-144 g/km

Prix de base : +/- 41.000 € TVAC

Mots-clés: Essais auto Alfa Romeo
Que vaut l’Alfa Romeo Tonale, le SUV qui doit remettre Alfa Romeo sur la voie du succès ?
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