Essai luxe : au volant de la “Rolls des bad boys”

il y a 3 sem.

Le « Black Badge » incarne le côté obscur de la prestigieuse et conservatrice maison britannique Rolls-Royce. Des modèles retouchés sur la forme et sur le fond pour séduire les « bad boys » fortunés, non sans préserver tout le charme des luxueux modèles anglais. Essai hors du commun avec la dernière-née de la série : la « petite » Ghost.

Fait étonnant : l’âge moyen du propriétaire de Rolls est aujourd’hui de 43 ans seulement, soit bien moins que la plupart des constructeurs automobiles ! La nouvelle économie ayant accouché de son lot de jeunes milliardaires, ceux-ci ne portent pas spécialement le costume cravate avec fleur à la boutonnière. Ils s’habillent plutôt streetwear. Et astiquer les chromes, ce n’est pas leur truc. Ils préfèrent le claquement froid du métal presque mat. C’est précisément à ce nouveau type de clients que s’adresse le Black Badge.

Monde à part

Avec le label Black Badge, la teinte extérieure est d’un noir intense, avec plus de 45 kilos (!) de peinture pulvérisée sur la tôle en plusieurs couches. La calandre et sa célèbre Flying Lady, l’emblème de la marque, ont aussi subi une séance de bronzage forcé, pour leur ôter tout reflet chromé, et les jantes spécifiques en alliage de 21’’ sont incrustées de fibre de carbone.

L’ambiance est au noir intégral à bord aussi, avec là encore de multiples placages en carbone. Mais les portes motorisées nous font toujours entrer dans un autre monde. On y est installé dans de larges canapés, les pieds enfoncés dans une épaisse moquette. À l’arrière, même les plus grands peuvent étaler les jambes sans ménagement, en particulier dans la version allongée (5,72m). Les passagers disposent aussi de leur propre écran, qui duplique celui de devant et permet de régler la musique, de choisir un massage spécifique ou de regarder la télé. Et ce lieu de vie somptueux se tapisse d’une vingtaine de peaux de vache et d’une forêt de bois nobles.

Au démarrage, on a vraiment l’impression d’être à bord d’une voiture électrique : pas un bruit ni une vibration. Pourtant, le V12 est bien présent, et passe de 571 à 600 ch sur cette version. Mais les 100 kilos d’isolants et le double vitrage étouffent totalement le pouls du moteur. Quant à la suspension à coussins d’air, elle gomme tous les trous creusés dans le revêtement. Un océan de douceur dans un monde de brutes !

Verdict

La « Black Badge », c’est un peu l’aristocrate bien élevé qui se donne des airs de brute épaisse mais n’oublie rien des bonnes manières. Car même si les ingénieurs ont dynamisé la réponse de l’accélérateur et de la boîte de vitesses, il faut se faire violence pour attaquer. L’ambiance ne s’y prête pas. Le 0 à 100 km/h est bouclé en moins de 5 secondes, mais point de coup de pied aux fesses comme à bord d’une supersportive : les passagers sont légèrement tassés contre le dossier de leur siège comme dans un avion de ligne au décollage. Le tout, dans un confort préservé et en virant pratiquement à plat. Son côté méchant, c’est une posture plutôt qu’une vraie nature.

Ses bons côtés :

  • Son look dynamisé
  • Son confort royal et ses raffinements préservés
  • Son univers complètement à part dans l’automobile

Rolls Royce Ghost Black Badge

Longueur : 5,546 m

Largeur : 2,148 m

Hauteur :1,571 m

Volume du coffre : 500 litres

Puissance : 600 ch

Couple : 900 Nm

Cylindrée : 6 750 cc

Vitesse Max : 250 km/h

Accélération (de 0 à100 km/h) : 5 sec.

Consommation moyenne (WLTP) : 15,8l/100km

CO2 (WLTP) : 359 g/km

Prix de base : 365 420 €

Mots-clés: Essais auto Rolls-Royce
Essai luxe : au volant de la “Rolls des bad boys”
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