Essai Renault Mégane E-Tech : le futur électrique de Renault s’annonce prometteur

il y a 3 sem.

Longtemps leader de l'électrique avec sa Zoé, Renault se prépare enfin à attaquer le cœur de gamme avec une familiale compacte. Baptisée Mégane E-Tech, nous avons pu la prendre en main durant sa phase finale de mise au point, quelques mois avant sa commercialisation.

Pour Renault, cette Mégane électrique est particulièrement importante, car elle est bien plus qu'un nouveau modèle sur un marché en expansion. On peut carrément dire qu'elle est le porte-drapeau de la nouvelle stratégie « Renaulution » présentée il y a quelques mois. Et c'est un soulagement pour nous de constater qu’elle n’est pas un énième SUV, mais bien une voiture « normale ». Ou à peu près, car elle repose sur une toute nouvelle base technique électrique accueillant des batteries de 40 ou 66 kWh qui, bien qu’épaisses de 11 cm seulement, augmentent toujours d'autant la hauteur du plancher. Ainsi, si la voiture mesure à peine 4,2 mètres de long (15 bons centimètres de moins que la Mégane actuelle), elle est 6 cm plus haute. Pas vraiment crossover donc, mais pas tout à fait compacte.

Notre essai étant réalisé avec un prototype, nous nous attarderons plus tard sur la technologie ou la qualité de l'info-divertissement, mais on peut déjà dire que l'ergonomie s’avère assez satisfaisante. L’habitabilité est correcte au regard des proportions, tout comme le coffre de 440 litres dont on regrette juste le seuil de chargement situé trop haut.

« Normale »

Contrairement à VW pour l’ID.3 ou à Hyundai-Kia pour l’Ioniq 5 et l’EV6, Renault a fait le choix du « tout à l’avant », le moteur de 130 ou 218 chevaux entrainant donc l’essieu avant. De quoi réduire la quantité de câblage et autres éléments qui traversent la plateforme de part en part lorsque le moteur est à l'arrière. A cela s'ajoutent une plateforme renforcée permettant d'alléger le reste du châssis, ainsi que des panneaux de carrosserie en alu et en composite. Résultat, avec 1.624 kilos la Mégane est 200 à 400 kilos plus légère que ses rivales ! Sur la route, cette légèreté relative renforce la sensation de conduire une voiture traditionnelle, d’autant que l’amortissement et le confort sont également d’un excellent niveau. Cela change de la plupart des compactes électriques, qui cherchent à stabiliser leur imposante masse en virage au moyen de suspensions plutôt dures, voire beaucoup trop dures.

Verdict

La Renault Mégane E-Tech semble donc avoir un certain nombre d’arguments à mettre en avant. reste à espérer que les ingénieurs tiennent promesse en corrigeant le principal défaut de l’exemplaire essayé : une motricité défaillante et une intervention trop tardive et brutale de l’antipatinage sur route mouillée. Nous ne manquerons pas de le vérifier sur une version de série dès le lancement commercial, prévu au printemps prochain. L’occasion de vérifier aussi si les 300 ou 470 km annoncés (selon la batterie retenue) sont réalistes en usage réel (cela semble être le cas), et si la charge à 130 kW permet effectivement de récupérer 300 km en 30 minutes.

Ses bons côtés

Sa légèreté et ses sensations de conduite naturelles

Son design qui la rapproche plus d’une voiture normale que d’un SUV

Son excellent confort de marche

 

Renault Mégane E-Tech

Longueur : 4,21 m

Largeur : 1,78 m

Hauteur : 1,50 m

Coffre : 440 l

Poids : 1 624 kg

Consommation moyenne : nc

Puissance : 160 kW/218 ch

Couple : 300 Nm

Vitesse max : 160 km/h

Accélération (de 0 à 100 km/h) : 7,4 secondes

Autonomie (WLTP) : 470 km

Prix de base : nc

Mots-clés: Essais auto Renault
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