Essai Lotus Emira : la dernière, et la première d’une nouvelle ère

il y a 1 mois | Stephane Monsin

L’Emira est la toute dernière voiture à moteur thermique du mythique constructeur anglais. Mais également la première concrétisation commerciale du renouveau de Lotus, qui voit désormais son avenir en concurrent de Porsche, Maserati voire même Ferrari et Lamborghini.

L’Emira se veut plus utilisable au quotidien que les précédentes Elise et Exige, et même Evora. L’habitacle aux petits détails pratiques en témoigne : porte-gobelet, espace de rangement derrière les sièges, miroirs de courtoisie, bac de rangement dans les portières. De quoi en faire un véhicule utilisable au quotidien, surtout lorsque l’équipement comprend aussi l’accès mains-libres, les capteurs de pluie, les aides au parking et même une multitude d’aides à la conduite. Cette nouvelle orientation se traduit aussi par le design, plus musclé, plus affirmé du nouveau modèle, inspiré de l’hypercar électrique de la marque, l’Evija.

Côté technique, l’Emira repose sur une nouvelle plateforme, et la carrosserie est composée essentiellement de fibre de verre. Derrière les occupants, en position centrale, Lotus laisse le choix de la motorisation : le V6 3,5 litres turbo d’origine Toyota dans une version 400ch, ou le 4 cylindres 2.0 turbo d’origine AMG 360ch, appelé chez Lotus « i4 ». S’il est moins puissant, ce dernier a l’avantage de réduire la masse d’une trentaine de kilos (1.405 contre 1.435 kg) et affiche donc un rapport poids/puissance plus avantageux.

Caractère inattendu

Lotus promet avoir intégré tout cela sans perdre de vue sa caractéristique première : le plaisir de conduite ! Pour rencontrer toutes les attentes, Lotus propose l’Emira en châssis « Touring » ou en « châssis Sport », ce dernier étant évidemment réservé à ceux qui envisagent d’utiliser leur voiture sur piste.

Sur la route, le premier constat est le confort de marche. L’Emira se montre docile et confortable et le V6, agréable et très « civil », délivre son couple dès les bas régimes ce qui permet de ne pas trop jouer du levier de vitesses. Autre bon point, le guidage de la boîte est parfait et participe grandement au plaisir de conduire. Le châssis alu procure une belle rigidité et un « toucher de route » propre à Lotus, avec un train avant très précis qui transmet toutes les informations de la route au conducteur.

Verdict

Cette Lotus d’une nouvelle ère fait preuve d’une polyvalence que nous ne connaissions pas aux modèles de la marque. A son volant, vous vous projetez vite à envisager un long déplacement tant l’Emira est facile à vivre. Une personnalité sur la route qui tranche radicalement avec celle affichée sur piste. En mode « Track », l’aiguille du compte-tours s’affole et grimpe allègrement vers le régime maxi. Le freinage est puissant et endurant, et les gros pneus arrière se chargent de garantir une motricité sans faille. La Lotus Emira V6 reste donc un vrai coupé sportif, mais avec une dimension « GT » qui permet à Lotus d’envisager d’étendre sa clientèle. Et c’est bien là l’objectif poursuivi !

Ses bons côtés :

  • Sa polyvalence au quotidien
  • Son plaisir de conduite bien réel
  • Sa sportivité intacte sur piste

Lotus Emira V6

  • Longueur : 4,412 m
  • Largeur : 1,895 m
  • Hauteur :1,225 m
  • Volume du coffre : nc
  • Consommation moyenne (WLTP) : nc
  • Cylindrée : 3 456 cc
  • Puissance : 400 ch
  • Couple : 420 Nm
  • Vitesse Max : 288 km/h
  • Accélération (de 0 à100 km/h) : 4,3 sec.
  • CO2 (WLTP) : 243 g/km
  • Prix de base : environ 95.000€ (First Edition)
Mots-clés: Essais auto Lotus
Essai Lotus Emira : la dernière, et la première d’une nouvelle ère
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