Essai Land Rover Defender V8 : Dernier délire

il y a 1 mois

Quand Land Rover a lancé sa seconde génération de Defender, on ne s’est pas étonné d’apprendre qu’une version hybride rechargeable serait proposée. En revanche, ce que l’on attendait moins, c’est cette version animée par un gros V8 essence de plus de 500 chevaux !

La seconde génération de Land Rover Defender n’a plus grand-chose à voir avec la simplicité et la rusticité qui faisait le charme et le succès du premier modèle. Land Rover en est bien conscient, et ne s’en cache pas : le nouveau Defender apparu sur le marché l’an dernier s’adresse à une « nouvelle clientèle ». Et celle-ci se trouve principalement aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, deux régions où plus le moteur est gros, mieux c’est. On comprend dès lors mieux pourquoi les ingénieurs ont pris la décision de glisser le gros V8 5.0l Supercharged sous le capot de leur massif SUV. On ne va pas s’en plaindre, tant ce gros V8 « à l’ancienne » est, sans aucun doute, l’un des plus rageurs et bestiaux de la production automobile !

Il nous étonnera toujours…

Ce V8, on le connait bien sous le capot des Jaguar XF, F-Pace SVR et autres Range Rover Autobiography, où sa puissance grimpe jusqu’à 575 chevaux. Il est ici un rien plus raisonnable, puisque « contenu » à 525 chevaux et 625 Nm. Saluons donc la prouesse qu’il réalise en expédiant ce Defender de 2,5 tonnes à 100 km/h en 5,2 secondes, sur la carrosserie courte. Car oui, ce V8 est proposé tant sur la version 90 que sur le châssis long 110. Mais Land Rover a beau avoir raffermi la suspension, renforcé les capacités de freinage (disques de 380 mm) et ajouté un mode de conduite Sport, les lois de la physique sont immuables. Ce Defender se montre certes étonnamment agile vu son gabarit, mais ne veut à aucun moment se changer en véhicule sportif sur le bitume. C’est plutôt lorsqu’on s’en éloigne qu’il fait merveille, que ce soit pour avaler une spéciale de rallye tambour battant, ou lorsque viennent les difficultés et qu’il s’agit de gravir un « mur » rocailleux, d’affronter un impressionnant dévers, et de redescendre par une improbable descente à flanc de colline. Là, avec toutes ses aides électroniques, le Defender n’a pas encore trouvé son maître !

Verdict

Dans un paysage de plus en plus normé et rationnel, il est bon d’avoir encore parfois une voiture « insensée », dans le bon sens du terme ! Et ce Defender V8 en fait indéniablement partie ! Son V8 ne sert à rien, ne le rend absolument pas sportif, et l’agrément global n’est pas foncièrement supérieur à celui d’un gros six cylindres diesel de 300 chevaux. Mais juste pour la brutalité du moteur, sa poussée sans faille et sa tonalité, on signe à deux mains ! N'empêche, à l’heure de la chasse au moindre gramme de CO2, sa carrière européenne s’annonce plutôt confidentielle. Car on voit mal comment ses 327 gr/km pourraient ne pas plomber la moyenne globale de la marque, et l’exposer à de lourdes amendes.

Ses bons côtés

-          Son moteur V8, dernier de son espèce

-          Ses incroyables capacités de franchissement intactes

-          Son dynamisme et son agilité au regard de son architecture

Land Rover Defender 90 V8

  • Longueur : 4,583 m
  • Largeur : 1,996 m
  • Hauteur : 1,969 m
  • Coffre : 397 l
  • Poids : 2 546 kg
  • Consommation moyenne : 14,5 l/100 km
  • Puissance : 525 ch
  • Couple : 625 Nm
  • Vitesse max : 240 km/h
  • Accélération (de 0 à 100 km/h) : 5,2 s
  • CO2 (WLTP) : 327 g/km
  • Prix de base : N.C.
Mots-clés: Essais auto Land Rover
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