Essai Ferrari 296 GTB : au volant de la première Ferrari V6

il y a 2 mois

Essayer une Ferrari est toujours émouvant. Mais quand la Ferrari en question est la première à adopter un moteur six cylindres (avec système hybride rechargeable) et fait passer ses 830 chevaux à la route par ses seules roues arrière, cela devient un moment historique !

Ce n’est pas la première fois que Ferrari propose un moteur hybride rechargeable (les SF90 et LaFerrari en étaient déjà dotés) mais c’est en revanche la première fois que la marque italienne implante un moteur six cylindres dans un véhicule de production (la Dino des années 60 n’était pas une vraie Ferrari). C’est ce moteur qui donne son nom à la voiture : « 29 » comme sa cylindrée (2.992cc) et « 6 » comme le nombre de cylindres. Et pour un six cylindres, ses chiffres sont assez dingues : le double turbo porte la puissance à 663 chevaux, et un moteur électrique de 167 chevaux porte le total à… 830 chevaux ! La modeste batterie de 7,4 kWh ne peut fournir que 25 km d’autonomie électrique dans le meilleur des cas, mais ce n’est évidemment pas là le propre de l’hybridation chez Ferrari…

Au service du plaisir

L’hybridation permet surtout d’offrir un réel supplément de performances et de sensations. La 296 GTB rejoint ainsi le club des « moins de 3 », puisqu’elle passe de 0 à 100 km/h en 2,9 secondes ! Mais derrière le volant, ce qui s’apprécie, c’est l’immédiateté de la réponse à l’accélérateur permise par le moteur électrique. A toutes les vitesses, les réactions sont d’une rapidité telle que nous n’en connaissions nulle part ailleurs. Et il en est de même pour l’ensemble des commandes de la voiture, de la direction (à la précision millimétrée) à la pédale de frein ultra directe. Cette Ferrari semble véritablement connectée au cerveau de son conducteur tant elle répond avec une exactitude parfaite à chacun de ses désirs ! Et alors que les 830 chevaux sont transmis par le seul essieu arrière, à aucun moment il ne faut batailler avec la belle italienne (en tout cas sur route et piste sèches, comme lors de notre essai). Sur circuit, elle affiche une bluffante facilité de prise en main, et ne requiert aucun talent de pilotage pour se faire plaisir, tant elle semble tout contrôler… et tout pardonner. Sur route, elle jongle en permanence entre le grand tourisme dans les portions calmes - dans le silence le plus total à la grande surprise des passants - à la supersportive lorsque la route se fait sinueuse, réveillant alors le moteur dans une sonorité qui n’a rien à envier aux V8. De quoi rassurer les aficionados.

Verdict

Comme expliqué en introduction : conduire une Ferrari reste un petit événement. Et bien qu’hybride, bien que V6, cette 296 fait incontestablement partie de ces voitures qui resteront ancrées dans les mémoires. Alors bien sûr on pourrait épiloguer sur l’absence totale d’aspects pratiques (un micro-coffre sous le capot), sur la complexité des modes de fonctionnement (nombreux réglages châssis et modes électriques) ou sur le prix, hyper-élevé même pour une Ferrari (272.834€, soit 40.000 de plus qu’une F8 Tributo à moteur V8 !). Mais tout cela a-t-il vraiment une réelle importance face aux frissons procurés par la belle italienne ?

Ses bons côtés

  • Ses performances et les sensations qu’elle procure
  • Sa sonorité particulièrement soignée
  • Sa facilité de conduite et la finesse de son comportement

Ferrari 296 GTB

Longueur : 4,565 m

Largeur : 1,958 m

Hauteur : 1,187 m

Volume du coffre : nc

Poids : 1 470 kg

Consommation moyenne (WLTP) : 6,4 l/100km

Puissance : 830 ch

Couple : 900 Nm

Vitesse max : >330 km/h

Accélération (de 0 à 100 km/h) : 2,9 s

Emissions CO2 (WLTP) : 149 g/km

Prix de base : 272.843€ TVAC

Mots-clés: Essais auto Ferrari
Essai Ferrari 296 GTB : au volant de la première Ferrari V6
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