Essai BMW iX3 : l’art subtil de la discrétion

il y a 3 sem. | Nicolas Morlet

Alors qu’il n’a été lancé qu’en 2020, le BMW iX3 a déjà connu son premier restylage en fin d’année 2021, en même temps que les autres versions de la gamme. Un restylage surtout technologique, qui rend ce SUV familial encore plus abouti.

Chez BMW, l’actualité électrique s’est principalement articulée autour du grand SUV iX et la berline i4. Entre les deux, le iX3 revient désormais sur le devant de la scène, avec un design bien moins « personnel » que celui de son grand frère. Ici, hormis quelques inserts bleutés si on le souhaite, et une calandre avant obturée, rien ne distingue vraiment cette motorisation électrique de ses homologues essence ou diesel, voire hybride rechargeable. Et à bord, c’est la même chose. L’habitacle est bien plus conventionnel que sur les modèles exclusivement électriques précités. L’écran central a tout de même été agrandi à 12,3 pouces et le système multimédia de dernière génération fait son apparition. Mais le iX3 conserve des commandes de climatisation dédiées, ainsi qu’un certain nombre de boutons physiques bien plus ergonomiques qu’un écran tactile. La molette rotative permet également de naviguer aisément entre les différents menus.

Prêt pour les vacances !

Techniquement, ce iX3 n’évolue guère. Le moteur de 210 kW (286 ch) est alimenté par une batterie d’une capacité nette de 74 kWh promettant 460 km d’autonomie. Une valeur prometteuse, de laquelle on a pu s’approcher lors de notre essai, grâce notamment au mode « one pedal driving » qui accentue la décélération et le renvoi d’énergie vers la batterie au lever de pied, très efficace et agréable en ville et dans le trafic. Mais cette belle autonomie se confirme aussi sur les longs parcours. Après 186 km de trajet routier et autoroutier – donc plus énergivore car moins propice à la récupération d’énergie -, nous avions consommé un petit peu moins de 50% de la batterie. Ce qui permet d’envisager 370 ou 380 km réels dans ces conditions ; un peu moins exclusivement sur autoroute. Plus qu’il n’en faudra pour espacer les pauses recharge de deux bonnes heures lors des départs en vacances à allure légale. 30 minutes suffiront alors à passer de 10 à 80% de charge sur une borne de 150 kW.

Verdict

Presque discret face à une concurrence plus extravagante, le BMW iX3 s’avère une alternative très efficace sur le marché des SUV électriques. D’autant qu’à son efficience énergétique, il ajoute les fondamentaux de BMW, une direction précise et un châssis à la sportivité latente, qui le rendent très agréable sur la route. Et les aspects pratiques sont préservés, avec de la place pour deux adultes ou trois enfants à l’arrière, et un coffre d’une contenance de 510 litres parfait pour un usage familial. Mais évidemment, BMW oblige, ce iX3 est malheureusement hors de portée de bien des bourses, puisque sont tarif débute à 71.000€, soit 6.000€ de plus qu’un X3 hybride rechargeable.

Ses bons côtés :

  • Son autonomie réelle convaincante en toutes circonstances
  • Son agrément routier, notamment en mode « one pedal »
  • Son style discret et « normal »

BMW iX3

Longueur : 4,73 m

Largeur : 1,89 m

Hauteur : 1,69 m

Coffre : 510-1.560 l

Poids : 2 185 kg

Consommation moyenne (WLTP) : 17,8 kWh/100 km

Autonomie (WLTP) : 462 km

Puissance : 286 ch

Couple : 400 Nm

Vitesse max : 180 km/h

Accélération (de 0 à 100 km/h) : 6,8 s

Prix de base : 71.000€

Mots-clés: Essais auto BMW
Essai BMW iX3 : l’art subtil de la discrétion

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