Essai Youngtimer : BMW 320 E21 TC Baur

il y a 1 mois

C’est bel et bien à l’initiative des ateliers Baur, situés à… Stuttgart, que BMW a décidé de lancer une version cabriolet de la première génération de sa Série 3. Nous sommes en 1975 et c’est le début d’une longue « success story » pour la Série 3 et ses déclinaisons découvrables…

La carrosserie Baur travaille avec des produits BMW depuis les années 30. Mais c’est en 1975, avec le lancement de la Série 3, que ce partenariat prend une tournure plus industrielle : la maison mère accepte la proposition de Baur de s’occuper de la fabrication d’une version cabriolet. Cette première Série 3 cabriolet verra le jour en 1978. La signature Baur, c’est cette partie rigide du toit avant, un arceau et une partie de capote souple au-dessus des places arrières. Les montants arrière disparaissent bien entendu et les vitres arrières sont remplacées par des custodes.  Partant d’une berline 2 portes, il fallait rigidifier la voiture et la seule solution était cet arceau rigide, qui remplace les montants B. Toutes les versions de la Série 3 première génération – la E21 -  seront disponibles en cabriolet, y compris la version 320 6 cylindres, qui fait son apparition en 1977. La version essayée ici est un 320 6 cylindres de 1982, la dernière année de fabrication de la E21 avant le lancement de la E30,  la deuxième génération de la Série 3, qui sera elle aussi disponible en cabriolet Baur, y compris en 323i et autres 325ix. 

Dénommées TC (pour Topcabriolet), 4521 Série 3 E21 verront le jour, entre 1978 et 1982. Nous sommes donc ici en présence d’un des derniers exemplaires. Première vérification : notre voiture est bel et bien une vraie Baur, la plaque d’identification placée dans le compartiment moteur devant la porte avant gauche en attestant (n°4482). Avec plus de 198.000 km au compteur, notre BMW vert opale métallisé a déjà bien vécu mais sa carrosserie est restée en très bon état. Pas de problème non plus pour « décapoter » : la partie rigide s’enlève en un clin d’œil et se ranger dans le coffre. Il suffit ensuite de rabattre la partie souple et, si besoin, de la couvrir du cache capote d’origine qui est toujours bien présent. Plus Targa que véritable cabriolet, cette BMW vous permet quand même de partir en balade à quatre adultes, ce qui n’est pas négligeable.

La qualité allemande se ressent avec une absence de bruits de mobiliers. Bon, le siège conducteur a souffert et il faudra le changer si vous désirez ne pas sentir les ressorts chatouiller votre postérieur. Il vous faudra également replacer et rebrancher la baguette de clignoteur qui pour l’instant se repose dans le vide-poches. Pour le reste, l’habitacle est resté propre. 

Si la BMW Série 3 a connu un succès immédiat, ce n’est pas un hasard : moderne dans sa conception, esthétiquement réussie grâce au coup de crayon de Paul Bracq, la berline (2 portes uniquement) a fait de l’ombre à ses concurrentes et entre autres à Alfa Romeo qui régnait un peu en « maître » dans ce créneau des berlines à tendance sportive. Dès 1977, BMW lance la version 320 avec le fameux 6 en ligne munichois.

Côté conduite, le 6 cylindres en ligne 2 litres BMW 122ch et 160Nm (à 4.000 tr/min) invite cependant plus à la balade qu’à la conduite sportive : souple, bienveillant, il est le compagnon idéal pour les longues promenades. Le carburateur double corps s’en sort bien, mais il faut surveiller ses réglages. Côté transmission, même si la course du levier de vitesses s’est faite un peu plus imprécise, avec des débattements comme on n'en connait plus aujourd’hui, il ne vous faudra que quelques minutes pour trouver le bon geste pour monter ou descendre de rapport, que ce soit avec votre main droite pour le levier de vitesses ou avec votre pied gauche pour doser l’embrayage. Le freinage ne pose aucun problème… tant qu’on n’est pas en mode « attaque ». Les suspensions continuent à faire leur travail, axées essentiellement sur le confort.

Avec son poids d’environ 1.100 kg, le cabriolet Baur 6 cylindres offre des performances intéressantes, avec une vitesse maximum qui frôle les 180 km/h et un 0 à 100 km/h en à peine un peu plus de 10 secondes. Mais, au-delà des chiffres, l’atout principal de cette voiture, c’est le confort de rouler cheveux à l’air dans une berline 2 portes et 4 places, avec un bon niveau de confort.

A l’époque, cette BMW cabriolet était prisée par les jeunes cadres dynamiques et reflétait une position sociale disons avantageuse. Aujourd’hui, les cabriolets Baur, avec leur esthétique qui ne laisse pas indifférent, continuent de garder ce petit cachet qui les distinguent des cabriolets 100 % BMW de la génération E36 ou E90, finalement plus communs.

Cette voiture – une pièce plutôt rare - est estimée à 15.000€ TVAC. Mais sa propriétaire doit la vendre rapidement et est donc prête à vous la laisser pour moins que cela. Intéressé(e) ? N’hésitez pas à envoyer un mail à sro@highlevelcom.be pour en savoir plus.

Mots-clés: Classics BMW
Essai Youngtimer : BMW 320 E21 TC Baur
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