Essai Ducati DesertX - L’art est difficile

il y a 1 mois

La Ducati DesertX n’est pas une moto comme les autres. C’est une moto qui s’adresse autant aux passionnés de la marque transalpine qu’aux utilisateurs en quête de sentiments aventuriers. Regard malicieux.

Bien qu’étant passée entre les mains de plusieurs de mes collaborateurs, je n’avais pas encore eu la possibilité de tester cette Ducati typée façon Dakar d’antan. Ayant eu autrefois l’occasion d’essayer la Cagiva Elefant 750 Lucky Explorer, c’est avec un large sourire aux lèvres que je m’approchai de cette monture dont l’aïeule fit les beaux et mauvais jours d’Hubert Auriol. Deux caches latéraux fixés avec des colsons, un tuyau de dépression apparent bouché simplement par un petit bouchon, les Italiens font dans le basique. Délivrée dans sa version standard, la hauteur de selle (875 mm) est conséquente et mon mètre septante-quatre gère avec un petit manque d’équilibre les 223 kg de ce trail transalpin. Le moteur vrombit, ou plutôt, réglementations obligent, émet une sorte de gloussement étouffé à faire pâlir les Ducatistes d’antan. La sélection de la boîte est fastidieuse et nécessite le port de bottes en lieu et place de mes Converses. Heureusement, le shifter se montre très docile.

Mode attaque

Un très mauvais ressenti de la poignée de gaz au démarrage injecte trop d’essence et nécessite de faire patiner l’embrayage. Et ce, quel que soit le mode choisi. Après les avoir tous essayés, du Wet au Sport en passant par le Rally, rien n’y fait, cette Ducati est faite pour soutenir un bon rythme et pas pour se trainer à du 10, 20 ou 30 km/h dans nos villes ni pour s’élancer en douceur. Le plexi aux formes arrondies détourne légèrement la pression du vent mais occasionne de sérieuses résonances dans mon casque à haute vitesse. Le bicylindre en L et ses 110 chevaux est cependant un vrai régal. Bien rempli au-dessus de 3.000 tr/min, je ne lui trouve aucun défaut. Il enroule à souhait. Quant aux suspensions, ne vous attendez pas à trop de confort sur routes bosselées, elles ont été conçues pour que votre moto reste en ligne et ne se tortille pas à la moindre dégradation du relief bitumeux. Le tableau de bord foisonne d’informations là où un simple tachymètre et une jauge à essence auraient suffi mais pourquoi faire simple à une époque où tout est devenu si compliqué.

Conclusion

J’aime les motos Forza Italia donc je n’hésite pas à critiquer, peut-être, plus que de raison. La DesertX n’est pas parfaite mais elle possède ce que beaucoup d’autres motos n’ont plus, une âme et du tempérament.

Les +

  • Moteur
  • Tempérament sportif

Les –

  • Finition
  • Gestion de la poignée de gaz

Mini-fiche technique

  • Moteur : bicylindre en L Ducati Testastretta 11°, distribution Desmodromique, 4 soupapes par cylindre, refroidissement liquide, 937cc
  • Puissance maximum : : 110 ch (81 kW) à 9.250 tr/min
  • Poids (TFP) : 223 kg
  • Hauteur de selle : 875 mm
  • Réservoir : 21 litres
  • Prix : 16.590€
Mots-clés: Moto Ducati
Essai Ducati DesertX - L’art est difficile
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