Essai - Harley-Davidson Low Rider ST : High level

il y a 1 sem.

Après la LiveWire 100% électrique et la commercialisation de son V-Twin à refroidissement liquide, Harley-Davidson fait son retour dans l’authentique avec la Low Rider Sport Touring. Bonne nouvelle.

Après avoir parcouru près de 1.000 kilomètres en une semaine, j’ai pu constater que cette Low Rider était bien un nouveau modèle à part entière et non une déclinaison carénée de sa Low Rider S de 2020. Pour le motard lambda, pratiquement toutes les Harley se ressemblent. Une ligne intemporelle avec un gros moteur survitaminé qui fait beaucoup de bruit. Et dans un sens, ils n’ont pas tort. Mais lorsque l’on détaille de plus près chaque modèle, il faut se rendre à l’évidence que chacune possède sa propre personnalité. La Low Rider ST pourrait être qualifiée de croisement entre un cruiser et une touring. La base est bien entendu celle d’un Softail. Pour rappel, les Softail qualifiés de cruiser sont les seuls modèles chez Harley-Davidson équipés d’un mono amortisseur à l’arrière. Hormis la Sportster S qui est l’exception qui confirme la règle. Le carénage tête de fourche et les valises amovibles la rapprochent néanmoins de la ligne des motos de la gamme Touring du constructeur américain.

Nouvelle instrumentation

La ST étrenne un nouveau tableau de bord. Placé sur le pontet du guidon, il se compose de deux petits écrans rectangulaires, dont le premier reprend le traditionnel menu déroulant (tours moteur, odomètre, trips partiels, autonomie et horloge) commandés via le commodo gauche. Une petite jauge à carburant segmentée et le témoin de rapport engagé complètent l’écran principal, sans oublier le compteur de vitesse numérique. En dessous, le deuxième rectangle est réservé à tous les témoins lumineux. Même si cette instrumentation est petite, elle a le mérite d’être placée au plus près du pilote et reste donc facilement lisible.

Gros cube

Si la première Low Rider S était équipée du Milwaukee-Eight 114, elle passe cette année au 117. La ST hérite donc de la même motorisation. Mais de quoi parlons-nous ? Les Anglo-Saxons n’utilisent pas notre système métrique mais plutôt le système d’unités impériales. La cylindrée ne s’exprime donc pas en centimètres cube mais en pouces cube. Et un pouce cube (ou cubic inch en anglais) équivaut à 16,3871cc. En clair, le moteur de la Low Rider ST possède une cylindrée de 1.923cc. C’est la plus grosse cylindrée disponible chez H-D. Ce gros V-Twin affiche une puissance de 105 chevaux (78 kW) à 5.020 tr/min pour un couple de 168 Nm à 3.500 tr/min. Autant dire que les sensations sont garanties. Le démarrage du moteur est déjà impressionnant en lui-même avec la mise en mouvement des deux gros pistons. Un retentissant « klong » retentira en enclenchant le 1er rapport. La boîte de vitesses, même si elle est bruyante, est d’une relative douceur. Le passage de chaque rapport ne nécessite pas de monter dans les tours. Tout se passe aux alentours de 2.000 tr/min. Ou plus si vous voulez vous muscler les bras et les pectoraux. À la lecture de la fiche technique, on comprend facilement qu’il n’y a aucune nécessité à pousser le 117 dans les tours. Les 168 Nm s’exploitent jusque 3.500 tr/min. Par exemple, sur le sixième rapport, vous évoluerez à 90 km/h à 2.000 tr/min. Le 120 km/h sera atteint à 2.700 tr/min. Au-delà, vous devenez hors-la-loi en Belgique, mais en Allemagne, vous pourriez vous « balader » à plus de 190 km/h sans aucun problème. Et tout cela dans un confort plus qu’acceptable. Le carénage tête de fourche offre une bonne protection jusqu’aux épaules. La position de conduite est caractéristique d’un cruiser et, fait étonnant, la garde au sol est remarquable. De mémoire, c’est la première fois que je pilote une Harley-Davidson qui ne racle pas dans chaque rond-point.

Rouler longtemps

La Low Rider ST est très confortable. La selle et les suspensions font un excellent travail. Le freinage est assez convaincant à l’avant pour ralentir efficacement les 327 kg de métal. Le dosage de la pédale du frein arrière n’est par contre pas terrible et le freinage, du coup, quasiment inexistant.

Les gros rouleurs pourront se réjouir de l’autonomie de cette moto. Avec un réservoir de pratiquement 19 litres, vous pourrez compter sur des étapes de plus de 300 kilomètres. La consommation moyenne durant cet essai est restée sous la barre des 4,5 l/100 km, ce qui est remarquable vu la cylindrée et le poids embarqué. Pour les aspects pratiques, la Low Rider ST possède deux valises amovibles et une prise USB est dissimulée à gauche, à l’avant, sous le réservoir.

Conclusion

Étonnamment, cette grosse moto américaine se conduit facilement. Elle tient la route, pousse fort et pour couronner le tout, elle vous protège sur longs parcours - une bulle haute est disponible en option – avec une certaine efficacité. Elle est aussi bien moins chère que les modèles Touring de la marque avec un prix de vente fixé à 23.495€. On en redemande !

Ses points forts

  • Moteur 117
  • Confort
  • Garde au sol

La Harley-Davidson Low Rider ST en quelques chiffres

  • Moteur : bicylindre en V à 45°, huit soupapes, refroidissement mixte air/huile
  • Cylindrée : 1.923cc
  • Puissance maximum : 105 ch (77 kW) à 4.750 tr/min
  • Couple maximum : 169 Nm à 3.500 tr/min
  • Boîte de vitesses : 6 rapports
  • Transmission finale : par courroie
  • Cadre : double berceau en acier
  • Suspension avant : fourche inversée de 43 mm
  • Suspension arrière : mono-amortisseur réglable en précontrainte, déb. 56 mm
  • Frein avant : deux disques de 300 mm, étrier 4 pistons, ABS
  • Frein arrière : un disque de 260 mm, étrier flottant simple piston, ABS
  • Hauteur de selle : 720 mm
  • Réservoir : 18,9 litres
  • Poids (TPF) : 315 kg
  • Prix : à partir de 23.495€
Mots-clés: Moto Low Rider
Essai - Harley-Davidson Low Rider ST : High level
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