EDITO MOTO : affaires à suivre ?

il y a 1 sem.

Et voilà, nous y sommes : depuis ce 1er janvier, le contrôle technique pour les motos est une réalité.

Rappelons qu’il concerne les machines de plus de 125cc, thermiques et pourvues d'une motorisation électrique ou hybride, dont la puissance est supérieure à 11 kW ou dont la vitesse maximale est supérieure à 45 km/h ; ledit contrôle est obligatoire en cas de vente ou de nouvelle immatriculation. Je ne reviendrai pas sur le bien-fondé de cette nouvelle obligation mais plutôt sur sa procédure et sur la rareté des centres de contrôle agréés. Avant d’écrire ces lignes, il m’aura fallu passer une multitude d’appels téléphoniques auprès des interlocuteurs concernés (Auto-Sécurité, compagnies d’assurances, élus politiques) pour en savoir un peu plus sur le déroulement de cette nouvelle épreuve imposée par nos estimables autorités. Figurez-vous que dans cet aréopage, personne ne pouvait m’expliquer l’exacte démarche à accomplir en cas de nouvelle immatriculation d’un véhicule sans plaque. Et on était à deux semaines du début des « hostilités » ! Comme nombre de passionnés, j’ai dans mon garage quelques motos en cours de restauration, ne demandant qu’à reprendre la route un jour prochain. Dans le cadre d’une immatriculation, devrais-je passer par un concessionnaire et profiter de sa plaque « marchand » (coût minimum : 100€), me rendre au contrôle technique avec la moto sur une remorque ou encore y aller avec la plaque d’une autre moto grâce à un transfert momentané de couverture de police d’assurance? Après de fastidieuses recherches et une réponse tardive des autorités en charge de ce dossier, la moto devra être immatriculée ou emprunter l’immatriculation d’un autre véhicule ou couvert par une plaque « marchand » !

Voilà pour la théorie. J’attends avec impatience le retour des premiers examinés pour savoir si, dans la pratique, la procédure se révèle effectivement aussi souple qu’on me l’a affirmé. Quelques dérogations existent telle une demande d’immatriculation au nom de l’ancien propriétaire ou si le nouveau titulaire est l'époux, cohabitant légal, enfant ou parent du titulaire précédent et à condition de transférer à son nom l'ancienne plaque d'immatriculation, il n’y a dès lors pas de passage au CT.

Je poursuivrai par cette réflexion : une fois de plus, nos élus pondent des lois dans la précipitation et ne réfléchissent à leur pertinence qu’après le passage à l’acte. Plusieurs centres de contrôle ne sont pas encore opérationnels en ce début d’année ! Leurs rêves de grandeur et de notoriété sont à ce prix… Le plan Good Move de Bruxelles et les coupures d’éclairage nocturne illustrent parfaitement cette problématique : la gestion de notre pays et de notre mobilité n’est pas toujours aux mains des plus compétents. Je ne vous parle même pas des centrales nucléaires dont on nous promet l’extinction depuis 25 ans… Ce qui m’amène à conclure sur l’inanité de la notion même de contrôle technique puisque, d’ici peu, les voitures et motos auront disparu de notre paysage, laissant la place à la location lucrative de véhicules électriques à courte durée de vie ! Nous voilà donc en 2023, une année pour laquelle je ne peux rien vous souhaiter de mieux que de la passer en bonne santé et de rester critique à l’égard de ce monde devenu complètement irrationnel.   

Philippe Hunin

philippe.hunin@mototrends.be

Mots-clés: Moto
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